Conférence de lancement du cycle 2014 sous thème: << Matrice des acteurs de l'action publique au Maroc>> EGE Rabat 12 Avril 2014

Conférence de lancement du cycle 2014 sous thème: << Matrice des acteurs de l’action publique au Maroc>> EGE Rabat 12 Avril 2014

Au Maroc, la démocratie participative, envisagée comme un des quatre piliers du système constitutionnel, a pour ultime fin d’instaurer et d’ancrer une participation citoyenne dont l’idéal est de réaliser un développement humain durable concerté, transparent et participatif fondé sur les référentiels de la bonne gouvernance, de la responsabilité, de la solidarité, du volontariat et du bénévolat,

En conséquence et compte tenu des dispositions constitutionnelles de 2011, la participation citoyenne au Maroc est considérée, dorénavant, comme une trajectoire institutionnelle cadrant et régulant l’adhésion des citoyens et des citoyennes, les associations et les organisations non gouvernementales, ainsi que les autres acteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle. La contribution et l’adhésion sont fonction de la coopération, du dialogue, de la concertation et de la consultation entre ces composantes sociales, les pouvoirs publics et les instances élues, autour de la conception des politiques publiques, l’évaluation des programmes de développement, et dans les processus de construction des lois.

Il s’agit de débattre de la place des citoyens dans la démocratie, de l’articulation entre la représentation et la participation et proposer des façons de favoriser l’intégration des citoyens dans le processus de prise de décision collective. De telles questions mettent en lumière le contexte actuel de crise de légitimité et de remise en question des modèles de gouvernance.

Suite à la nouvelle constitution, la matrice des acteurs de l’action publique au Maroc, , devrait être en connexion avec le référentiel d’une politique de participation citoyenne qui constitue, de ce fait, une structure cognitive et normative intégrant les croyances des acteurs dans un cadre plus large – local et/ou global.

En effet, La constitution marocaine de 2011 a brossé le cadre général d’une telle participation (étayée dans les articles 1, 6, 12, 13, 14, 15, 18, 19, 27, 31, 33, 34, 154, 136, 139, 155, 156, 157, 159 et les articles de 160 à 170) composé par la création d’instances de concertation, par le droit de présenter des motions, des pétitions, par la participation aux institutions consultatives et de bonne gouvernance, et par l’implication de la société civile et des organisations non gouvernementales aux projets et à l’évaluation de la chose publique à travers une démocratie participative,

A partir de l’ensemble de ces défis, et en partant d’horizons scientifiques et pratiques différents, notre débat vise à mettre de la lumière sur le nouveau schéma d’acteurs au Maroc, sur la base de questionnements suivants:

  • Quelle pédagogie pour la mise en place de mécanismes politiques et institutionnels qui permettent de disposer d’un schéma de participation à quatre échelons, à savoir l’information, la consultation, le dialogue et le partenariat,
  • Comment renforcer cette logique de «quadrilogue » unissant à la fois les quatre acteurs de la gouvernance : le gouvernement, le parlement, les pouvoirs locaux et régionaux et la société civile,
  • Quels rôles pour l’université, la presse et les intellectuels dans ces configurations de participation,